Survivre à une panique boursière et la mettre à profit

Survivre à une panique boursière et la mettre à profit

« Je crois que je vais tout vendre. »

Cette phrase revient à chaque grande baisse des marchés. Peu importe que la crise soit provoquée par une inflation persistante, une hausse des taux, une récession, une guerre ou une pandémie. Les causes changent. La réaction des investisseurs, beaucoup moins.

Un jour, un client m’a décrit ce qu’il ressentait en ouvrant son application boursière.

« Chaque fois que je vois mon portefeuille en rouge, j’ai l’impression d’avoir fait une énorme erreur. Et partout où je regarde, j’entends la même chose : il faut sortir tant qu’il est encore temps. »

Sa réaction était parfaitement compréhensible.

Quand la valeur d’un portefeuille baisse de 20 ou 30 %, il est difficile de rester impassible. Le problème n’est pas de ressentir de la peur. Le problème est de croire que cette peur constitue une information utile.

Or c’est précisément ce qui transforme une baisse temporaire en perte définitive.

Une panique boursière ne commence jamais sur les marchés

On imagine souvent qu’une crise naît d’un krach.

En réalité, elle commence beaucoup plus tôt, dans notre manière d’interpréter les événements.

Les marchés baissent. Les médias multiplient les titres alarmistes. Les économistes révisent leurs prévisions. Les réseaux sociaux regorgent de scénarios catastrophes. Chaque nouvelle semble confirmer la précédente.

À ce stade, beaucoup d’investisseurs ne prennent plus leurs décisions à partir de leur stratégie. Ils les prennent à partir de l’ambiance générale.

C’est une différence essentielle. Car le marché ne vous dit jamais ce que vous devez faire. Il ne fait qu’afficher un prix. Tout le reste est une interprétation.

Pourtant, lorsque les cours montent, beaucoup y voient une confirmation qu’il faut acheter. Lorsqu’ils chutent, ils y voient une preuve qu’il faut vendre. Comme si le marché détenait une forme de sagesse supérieure.

C’est exactement l’inverse qui se produit. Les prix reflètent les émotions collectives autant que les fondamentaux économiques. Dans les phases d’euphorie comme dans les périodes de panique, ces émotions prennent souvent le dessus.

L’investisseur qui confond le prix et la valeur finit donc par acheter lorsque tout le monde est optimiste… puis vendre lorsque tout le monde est inquiet.

Autrement dit, il fait naturellement ce qui détruit le plus de performance à long terme.

Les crises donnent le pouvoir aux discours anxiogènes

À chaque baisse importante, les analyses se multiplient. Certaines sont utiles. D’autres le sont beaucoup moins.

Les prédictions les plus spectaculaires attirent davantage l’attention que les raisonnements nuancés. Un titre annonçant « la pire crise depuis cinquante ans » sera toujours plus partagé qu’une analyse expliquant que personne ne connaît réellement la trajectoire des marchés.

Ce n’est pas propre au monde de la finance.

Les mauvaises nouvelles captent naturellement notre attention. Les psychologues parlent de biais de négativité : notre cerveau accorde davantage d’importance aux menaces potentielles qu’aux informations rassurantes.

Pour un investisseur, cette caractéristique devient rapidement un piège.

Plus l’environnement paraît dangereux, plus il ressent le besoin de consulter des analyses, des vidéos ou des prévisions. Et plus il en consomme, plus il découvre de nouvelles raisons d’avoir peur.

Une boucle se met alors en place :

  • La baisse crée de l’inquiétude.
  • L’inquiétude pousse à chercher des réponses.
  • Les contenus les plus alarmistes attirent davantage l’attention.
  • Cette exposition renforce encore l’inquiétude.

Au bout de quelques semaines, beaucoup d’investisseurs ont le sentiment que vendre devient une évidence.

Alors qu’ils sont simplement immergés dans un environnement où toutes les informations vont dans la même direction.

Le problème n’est pas celui que l’on croit

Il serait tentant de désigner un responsable :

  • Les médias.
  • Les économistes.
  • Les influenceurs.
  • Les banques.
  • Les sociétés de gestion.

Il est vrai que l’industrie financière vit aussi de l’attention qu’elle capte. Les prévisions permanentes, les commentaires quotidiens ou les alertes de marché entretiennent naturellement l’idée que chaque événement exige une réaction immédiate.

Mais leur attribuer toute la responsabilité serait une erreur. Le véritable problème se situe ailleurs.

Nous avons une tendance naturelle à rechercher le confort du consensus. Lorsque nous ne savons pas quoi faire, nous observons ce que fait la majorité. Si tout le monde paraît inquiet, nous concluons inconsciemment qu’il existe probablement une bonne raison de l’être.

Ce comportement est profondément humain. Il nous a probablement aidés à survivre pendant des milliers d’années.

En investissement, il devient pourtant l’un de nos plus grands ennemis. Les grandes bulles spéculatives comme les grandes paniques reposent exactement sur ce mécanisme :

  • À la fin des années 1990, très peu d’investisseurs voulaient entendre que certaines valeurs technologiques étaient devenues déraisonnablement chères.
  • En 2008, beaucoup étaient persuadés que les banques ne pouvaient plus être achetées.
  • En mars 2020, certains imaginaient que les marchés mettraient des années à retrouver leurs niveaux d’avant-crise.

Chaque fois, le consensus semblait évident. Chaque fois, il s’est révélé incomplet.

Cela ne signifie évidemment pas que la majorité a toujours tort. Cela signifie simplement qu’un consensus reflète souvent une émotion dominante davantage qu’une analyse objective des entreprises.

Et lorsqu’une émotion devient majoritaire, les prix ont souvent déjà intégré une grande partie de cette peur.

C’est précisément à ce moment-là que les investisseurs les plus disciplinés commencent à regarder les entreprises… pendant que les autres regardent uniquement les indices.

La différence paraît subtile. Sur plusieurs décennies de placement, elle peut pourtant représenter plusieurs centaines de milliers d’euros.

Une baisse du marché n’est pas forcément une mauvaise nouvelle

La difficulté est que notre cerveau associe spontanément une baisse de prix à une détérioration de la qualité.

C’est logique lorsque l’on parle d’un produit alimentaire ou d’une voiture d’occasion. Si le prix chute fortement, il existe souvent une raison.

En bourse, cette logique fonctionne beaucoup moins bien.

Une entreprise peut perdre 30 % en quelques semaines alors que ses usines tournent toujours, que ses clients continuent d’acheter ses produits et que ses bénéfices évoluent peu. Ce qui change, ce n’est pas nécessairement l’entreprise. C’est parfois simplement le prix que les investisseurs sont prêts à payer à un instant donné.

Lorsque les marchés paniquent, les prix deviennent beaucoup plus volatils que la valeur réelle des entreprises. Cette volatilité est désagréable à vivre, mais elle crée aussi des opportunités que l’on ne rencontre presque jamais dans les périodes d’euphorie.

L’investisseur discipliné ne se réjouit pas d’une crise parce qu’il aime voir les marchés baisser.

Il s’en réjouit parce qu’il sait qu’une baisse généralisée finit souvent par faire apparaître des entreprises de grande qualité à des valorisations beaucoup plus raisonnables.

Autrement dit, la volatilité devient un outil. À condition d’avoir suffisamment de recul pour ne pas la subir.

Le réflexe le plus naturel est souvent le plus coûteux

Face à une crise, beaucoup d’investisseurs pensent que la priorité consiste à comprendre ce qui va se passer.

Ils cherchent des réponses à des questions comme :

  • Jusqu’où les marchés peuvent-ils encore baisser ?
  • Quand les banques centrales vont-elles changer de politique ?
  • L’inflation est-elle enfin sous contrôle ?
  • Une récession est-elle inévitable ?
  • Est-ce le bon moment pour revenir sur les marchés ?

Ces questions sont légitimes. Le problème est qu’elles n’ont généralement pas de réponse exploitable.

Même les économistes les plus réputés passent une partie importante de leur carrière à réviser leurs prévisions. Les banques centrales elles-mêmes reconnaissent régulièrement s’être trompées sur l’évolution de la croissance ou de l’inflation.

Pourquoi un investisseur particulier parviendrait-il à prévoir avec précision ce que des équipes entières d’économistes ne réussissent pas à anticiper de manière fiable ?

Cette question mérite d’être posée, car elle change complètement la manière d’aborder un portefeuille.

Se concentrer sur ce qui dépend réellement de vous

J’aime beaucoup cette idée attribuée à Thomas Carlyle :

Notre tâche principale n’est pas de voir ce qui se profile au loin, mais de faire ce qui est clairement à notre portée.

Thomas Carlyle

Cette phrase résume probablement l’une des compétences les plus utiles en investissement.

Vous ne contrôlez ni l’inflation, ni les taux directeurs, ni la prochaine décision de la Réserve fédérale, ni la croissance mondiale. En revanche, vous contrôlez :

  • votre niveau de diversification ;
  • votre allocation d’actifs ;
  • le prix auquel vous acceptez d’acheter une entreprise ;
  • votre niveau de risque ;
  • votre discipline lorsque les marchés deviennent nerveux.

C’est beaucoup moins spectaculaire que d’essayer de prévoir la prochaine crise. C’est aussi beaucoup plus rentable sur le long terme.

Je constate d’ailleurs que les investisseurs qui obtiennent les meilleurs résultats ne sont pas ceux qui passent leurs journées à commenter l’actualité économique.

Ce sont généralement ceux qui consacrent davantage de temps à comprendre les entreprises qu’ils possèdent qu’à essayer de deviner ce que feront les marchés la semaine suivante.

Cette différence paraît anodine. Elle modifie pourtant complètement le processus de décision.

Personne ne possède de boule de cristal

Après plus de vingt ans passés à analyser les marchés financiers, je peux affirmer une chose avec beaucoup plus de certitude que lorsque j’ai commencé : je connais bien mieux les limites de mes prévisions.

Il m’est arrivé de me tromper. Parfois légèrement. Parfois de façon beaucoup plus spectaculaire.

Cette expérience n’a rien d’exceptionnel. Tous les professionnels qui investissent depuis suffisamment longtemps accumulent des erreurs de jugement. La différence ne réside pas dans leur capacité à prévoir l’avenir, mais dans leur manière de construire un portefeuille capable de résister au fait qu’ils auront, tôt ou tard, tort.

C’est probablement la leçon la plus difficile à accepter. Nous aimerions croire qu’il existe quelque part un expert capable d’annoncer les prochains sommets, les prochains krachs ou le moment idéal pour investir.

Pourtant, l’histoire montre systématiquement la même chose.

Les prévisionnistes les plus admirés finissent eux aussi par connaître des périodes où leurs anticipations se révèlent fausses. Non parce qu’ils seraient incompétents, mais parce que les marchés financiers évoluent dans un univers où une grande partie des événements restent, par nature, imprévisibles.

À partir du moment où l’on accepte cette réalité, une question devient beaucoup plus intéressante que toutes les autres.

Il ne s’agit plus de savoir ce que feront les marchés demain. Il s’agit de construire une stratégie qui continuera de fonctionner même lorsque demain ne ressemblera pas à ce que nous avions imaginé.

Alors, que faire lorsqu’une crise éclate ?

La réponse déçoit souvent.

Il n’existe pas de méthode simple qui permette de traverser chaque panique sans stress ni sans erreur. Si une telle méthode existait, tout le monde l’appliquerait et elle cesserait rapidement de fonctionner.

En revanche, il existe une démarche qui, sans être spectaculaire, a largement fait ses preuves.

Elle consiste à déplacer son attention du marché vers les entreprises.

Lorsque les cours chutent fortement, la première question ne devrait pas être : « Est-ce que les marchés vont encore baisser ? »

Elle devrait être : « Les raisons qui m’ont poussé à investir dans cette entreprise sont-elles toujours valables ? »

Si la réponse est non, il peut être parfaitement légitime de vendre.

En revanche, si l’entreprise continue d’exécuter sa stratégie, de gagner des parts de marché, de dégager des bénéfices solides et de conserver des avantages concurrentiels durables, une baisse du cours ne remet pas automatiquement en cause l’investissement.

Elle peut même améliorer son potentiel futur. Cette manière de raisonner change profondément la relation que l’on entretient avec la volatilité.

Le marché cesse d’être un juge qui valide ou invalide chacune de vos décisions. Il devient simplement un endroit où des investisseurs, parfois rationnels et parfois beaucoup moins, proposent chaque jour un nouveau prix.

Etablir ses convictions avant la tempête

Beaucoup d’investisseurs pensent qu’ils prendront les bonnes décisions lorsqu’une crise se présentera. En réalité, tout se joue bien avant.

Lorsqu’un portefeuille est construit sans véritable réflexion, la première baisse importante devient insupportable. À l’inverse, lorsqu’un investisseur comprend réellement pourquoi il possède telle entreprise, pourquoi son allocation est construite de cette manière et quel horizon il s’est fixé, les fluctuations de marché deviennent plus faciles à supporter.

Non parce qu’elles font moins peur. Mais parce qu’elles remettent moins souvent en cause ses convictions.

C’est aussi pour cette raison que je conseille généralement de consacrer davantage de temps à l’analyse avant l’investissement qu’au suivi après l’investissement.

Beaucoup font exactement l’inverse. Ils passent quelques minutes à sélectionner une entreprise, puis plusieurs heures par semaine à observer l’évolution de son cours.

Le temps serait souvent mieux employé dans l’autre sens. Avant d’investir, il est utile de se demander notamment :

  • L’entreprise comprend-elle réellement un avantage concurrentiel durable ?
  • Son modèle économique est-il suffisamment robuste ?
  • Les dirigeants allouent-ils correctement le capital des actionnaires ?
  • Le prix payé offre-t-il une marge de sécurité raisonnable ?
  • Serais-je prêt à conserver cette entreprise si son cours chutait de 30 % demain ?

Cette dernière question est probablement la plus inconfortable. C’est aussi l’une des plus utiles. Car une crise ne crée pas les convictions d’un investisseur. Elle révèle simplement celles qu’il possédait déjà.

Les meilleures décisions paraissent rarement évidentes sur le moment

Avec le recul, il est toujours facile d’identifier les grandes opportunités. Acheter après la crise financière de 2008 paraît aujourd’hui évident. Investir pendant la pandémie de 2020 semble presque banal.

Profiter des fortes corrections de certaines grandes entreprises paraît logique une fois qu’elles ont retrouvé de nouveaux sommets. Mais cette impression est trompeuse.

À l’époque, rien n’avait d’évident. Les informations disponibles étaient incomplètes, les prévisions contradictoires et les risques parfaitement réels. Les investisseurs qui ont continué à investir n’étaient pas certains d’avoir raison. Ils avaient simplement accepté qu’il était impossible d’attendre un moment où toute incertitude aurait disparu.

Beaucoup d’investisseurs pensent qu’ils investiront « lorsque la situation sera plus claire ».

Or les marchés financiers anticipent constamment l’avenir. Lorsque les perspectives deviennent réellement rassurantes, une partie importante de la reprise est souvent déjà intégrée dans les cours.

Attendre la disparition complète de l’incertitude revient donc fréquemment à payer plus cher des entreprises que l’on aurait refusé d’acheter quelques mois auparavant.

La difficulté n’est donc pas d’identifier les crises. La difficulté est d’accepter que les meilleures opportunités ressemblent rarement à des opportunités lorsqu’on les vit de l’intérieur.

C’est précisément pour cette raison que la discipline produit souvent davantage de résultats que les prévisions. Elle ne permet pas d’éviter toutes les erreurs. Elle évite surtout les plus coûteuses.

Une crise révèle votre méthode d’investissement

Au fond, les marchés baissiers jouent le rôle d’un révélateur :

  • Ils révèlent si votre portefeuille est adapté à votre tolérance au risque.
  • Ils révèlent si votre horizon d’investissement était réellement de dix ou quinze ans, ou seulement jusqu’à la première baisse importante.
  • Ils révèlent aussi si vos décisions reposaient sur une véritable analyse ou sur l’optimisme ambiant.

C’est souvent à ce moment que l’on découvre que deux investisseurs ayant acheté exactement les mêmes actifs peuvent obtenir des résultats radicalement différents.

L’un vend après une baisse de 25 %. L’autre continue d’investir.

Quelques années plus tard, ils raconteront pourtant tous les deux avoir investi sur les mêmes marchés. La différence ne venait pas des actifs. Elle venait du comportement.

C’est d’ailleurs ce que montrent régulièrement les études sur les flux des investisseurs. Les performances des fonds sont souvent supérieures aux performances réellement obtenues par leurs propres détenteurs, simplement parce que beaucoup achètent après les hausses et vendent après les baisses.

Autrement dit, le principal coût d’une panique boursière n’est pas la baisse des marchés. C’est la décision que cette baisse provoque.

La discipline est un avantage concurrentiel

On parle beaucoup de sélectionner les meilleures entreprises, les meilleurs ETF ou les meilleures allocations d’actifs. On parle beaucoup moins de discipline.

Pourtant, à long terme, elle constitue probablement l’un des rares avantages accessibles à tous les investisseurs :

  • Elle ne demande pas de prévoir les taux d’intérêt.
  • Elle ne demande pas d’anticiper la prochaine récession.
  • Elle ne demande pas d’être plus intelligent que le marché.
  • Elle consiste surtout à continuer d’appliquer une méthode lorsque les émotions poussent à l’abandonner.

C’est précisément ce qui la rend difficile. Les périodes où la discipline est la plus utile sont aussi celles où elle est la plus désagréable à appliquer :

  • Continuer à investir alors que les informations sont mauvaises paraît inconfortable.
  • Ne rien faire alors que tout le monde semble agir paraît contre-intuitif.
  • Accepter que personne ne puisse prédire la suite demande une certaine humilité.

Pourtant, c’est souvent dans ces moments-là que se construit une grande partie de la performance des dix années suivantes.

Les marchés récompensent davantage la constance que les certitudes

Nous aimerions tous investir avec davantage de certitudes :

  • Savoir quand sortir.
  • Savoir quand revenir.
  • Savoir quelles entreprises domineront leur secteur dans vingt ans.

Cette certitude n’existe pas. En revanche, il est possible de construire une méthode capable de fonctionner sans elle. Cela suppose d’accepter plusieurs idées relativement simples :

  • les marchés connaîtront d’autres paniques ;
  • les prévisions continueront de se tromper régulièrement ;
  • les meilleures entreprises traverseront elles aussi des périodes de baisse parfois sévères ;
  • la volatilité fait partie du prix à payer pour obtenir un rendement supérieur à celui des actifs sans risque.

Lorsqu’on accepte réellement ces principes, les crises cessent progressivement d’être perçues comme des anomalies. Elles redeviennent ce qu’elles ont toujours été : une composante normale de l’investissement en actions.

On ne les attend pas avec impatience. On cesse simplement de croire qu’elles remettent en cause toute la stratégie.

Qu’apprendre d’une panique boursière ?

Avec le recul, une crise n’apprend finalement pas grand-chose sur les marchés :

  • Elle nous apprend surtout quelque chose sur nous-mêmes.
  • Elle révèle notre capacité à distinguer le bruit de l’information utile.
  • Elle montre si notre stratégie repose sur des convictions suffisamment solides pour survivre à plusieurs années difficiles.
  • Elle rappelle enfin qu’en investissement, les erreurs les plus coûteuses ne proviennent pas toujours d’un mauvais choix d’actif, mais très souvent d’une mauvaise décision prise au pire moment.

C’est pourquoi je ne considère pas les paniques boursières comme des épisodes qu’il faudrait éviter à tout prix.

Elles constituent plutôt un test. Non pas un test de connaissances financières, mais un test de discipline.

Et c’est précisément parce que cette discipline est difficile à conserver lorsque tout semble pousser à faire l’inverse qu’un regard extérieur apporte autant de valeur. Chez Alti Patrimoine, notre rôle est avant tout d’aider nos clients à rester fidèles à leur stratégie lorsque les marchés sont difficiles à vivre.