Accueil » Le Blog d’Alti Patrimoine » Investir dans les forêts

Investir dans les forêts

Investir dans les forêts

Le territoire français est constitué par presque un tiers de forêts. Ainsi, c’est 17 millions d’hectares qui sont occupés par des chênes, hêtres, pins et autres châtaigniers en France métropolitaine. L’outre-mer n’est pas en reste, et compte 8 millions d’hectares.

L’économie de la forêt est un secteur essentiel en France. La filière bois représente 440 000 emplois, soit plus que l’industrie automobile, aéronautique ou bancaire.

La forêt est aussi un réservoir de biodiversité et de carbone, essentiel pour filtrer l’eau et offrir un rempart contre les risques naturels. En France, 75% des massifs forestiers sont détenus par des propriétaires privés, qu’ils ont la tache de gérer.

Il est possible d’investir dans les forêts, et ainsi, de financer le vivant, et d’allier développement économique et écologique. C’est ce qu’explique ce documentaire.

Le modèle économique de la forêt

La principale source de revenu d’une forêt est la vente de bois (bois de chauffage, construction, ameublement, papier/cartons…), et dans une moindre mesure, la location pour la chasse.

En effet, la chasse contribue à préserver l’équilibre sylvo-cynégétique, afin d’éviter une prédation trop importante des herbivores sur la régénération naturelle et les jeunes plants.

Les revenus d’une forêt peuvent provenir de :

  • La coupe du bois (et aussi, éventuellement de la chasse).
  • La prise de valeur de la forêt dans le temps.

Il y a plusieurs critères à prendre en compte pour estimer la qualité d’une forêt, et son éventuelle prise de valeur à long terme :

  • Des essences adaptées aux conditions actuelles et futures, notamment avec le réchauffement climatique.
  • Des essences qui correspondent à la demande du marché.
  • Un bon réseau de déserte (pistes, chemins) dans la propriété.

Comment investir dans les forêts ?

Il existe deux façons d’investir dans la forêt :

  • Acheter directement des parcelles forestières.
  • Acquérir des parts de Groupements Forestier d’Investissement (GFI). La gestion de l’entretien et des coupes est alors déléguée au groupement.

Le rendement d’un investissement dans une forêt est proche de 2%/an. Il ne peut donc pas être réalisé uniquement pour des raisons financières.

Forêts : un investissement durable

L’investissement dans la forêt permet de contribuer à développer et préserver un patrimoine naturel indispensable à notre économie, à notre bien être à et celui des autres espèces. Investir dans la forêt, c’est contribuer à préserver le vivant.

Certains GFI ont obtenu le label Greenfin, qui témoigne d’une gestion durable de la forêt.

La gestion durable de la forêt consiste à préserver les équilibres :

  • Sociaux : une bonne entente entre ayants-droits, promeneurs, et chasseurs.
  • Environnementaux, à travers le réservoir de biodiversité végétale (arbres, plantes) et animale (oiseaux, insectes…)
  • Économique : la forêt est une ressource indispensable à l’homme (construction, chauffage, emballages…)

Elle vise aussi à limiter les impacts du réchauffement climatique, tels que :

  • Le dépérissement des essences qui ne sont ou seront plus adaptés.
  • L’affaiblissement de la croissance de certains arbres.
  • Le développement de maladies.

Pour minimiser les risques liés au changement climatique, les gestionnaires peuvent panacher les essences, ou encore réaliser des plantations expérimentales pour mesurer l’adaptation de différentes espèces au changement climatiques.

La forêt, un puits de carbone

Dans leur constitution et pour leur croissance, les arbres captent du CO2 pour structurer leur bois. Toutefois, 40% du carbone utilisé par la végétation est directement stocké dans le sol.

Chaque arbre a une certaine capacité à stocker du carbone, qui varie aussi en fonction de la vitesse de sa croissance. Par exemple, le Douglas stock moins de CO2 dans son bois que le chêne, mais sa croissance bien plus rapide permet d’en stocker davantage.

Par ailleurs, le bois de construction permet un stockage durable du CO2 dans le temps, contrairement au bois de chauffage, qui relâche le CO2.

Une fois que les arbres atteignent l’âge de 30 ans, les flux entrants et sortant de carbone sont égaux, et le sol ne séquestre plus de carbone supplémentaire. Exploiter le bois d’un massif permet donc de multiplier le potentiel de captation de carbone de la forêt, notamment en développant et en enrichissant le peuplement avec des densités plus importantes.

Avantages fiscaux de l’investissement en forêt

La forêt est un actif de long terme, qui ne se conçois pas pour de l’achat-revente à court terme. La fiscalité est d’ailleurs adaptée à l’investissement à long terme.

Il existe un abattement spécial forêt pour l’imposition sur la plus-value à la revente, qui est de 10 € par hectares et par année de détention

Dans le cadre de la transmission, il est aussi possible de bénéficier d’un abattement de 75%, grâce au certificat Monichon. Cet abattement peut se cumuler avec les donations non imposables.

À noter que pour les propriétaires de parts de GFI (Groupements Forestiers d’Investissement), l’avantage fiscal existe uniquement lorsque le GFI a un objectif sylvicole, mais disparait pour les activités d’agrotourisme, de location de gîte.