10 erreurs fréquentes lorsqu’on épargne pour la retraite

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La plupart des investisseurs pensent que la retraite se prépare en accumulant le plus gros capital possible.

C’est logique. Plus le patrimoine est important, plus la retraite paraît sécurisée.

Pourtant, après avoir accompagné de nombreux investisseurs, j’ai fini par constater que les difficultés rencontrées à l’approche de la retraite ne proviennent pas toujours d’un manque d’argent. Elles viennent souvent de décisions prises plusieurs années auparavant : un risque mal calibré, un patrimoine mal organisé, des hypothèses trop optimistes ou, à l’inverse, une prudence excessive.

Les dix dernières années avant la retraite constituent une période particulière.

Lorsqu’on a trente ans devant soi, beaucoup d’erreurs peuvent être corrigées par le temps. Lorsqu’il n’en reste plus que cinq ou dix, le temps devient une ressource limitée. Les intérêts composés continuent de travailler, mais ils ne suffisent plus à rattraper une mauvaise trajectoire.

Cette période demande donc un changement d’état d’esprit. Il ne s’agit plus uniquement de faire croître un patrimoine. Il faut progressivement transformer un capital en futur revenu.

C’est précisément à ce moment que certaines erreurs deviennent particulièrement coûteuses.

1. Accumuler un patrimoine sans avoir construit un véritable plan

Beaucoup d’investisseurs possèdent plusieurs placements, parfois importants, sans jamais avoir répondu à une question pourtant essentielle :

Que devra réellement financer ce patrimoine ?

Un portefeuille n’a pas vocation à atteindre un montant arbitraire. Il doit financer un mode de vie.

Combien dépenserez-vous réellement chaque mois ? Quels revenus proviendront des régimes obligatoires ? Quels revenus seront garantis ? Quelle part devra être financée par votre patrimoine ? Pendant combien d’années ?

Ces questions paraissent simples. Elles sont pourtant souvent éludées.

À la place, beaucoup se fixent un objectif de capital : 500 000 €, un million, deux millions… comme si un chiffre suffisait à lui seul à déterminer la réussite d’une retraite.

En réalité, deux personnes disposant exactement du même patrimoine peuvent avoir des situations totalement différentes selon leurs dépenses, leur fiscalité, leur espérance de vie, leur patrimoine immobilier ou leurs projets.

Le capital n’est qu’un moyen.

Le véritable objectif est de produire un revenu durable.

Sans cette réflexion préalable, chaque décision d’investissement devient plus difficile : faut-il continuer à investir en actions ? Réduire le risque ? Acheter un bien immobilier ? Consommer une partie du capital ?

À l’inverse, lorsqu’un plan existe, beaucoup de décisions deviennent presque évidentes.

Le plan n’a pas besoin d’être parfait. Il sera probablement modifié plusieurs fois. Mais disposer d’une trajectoire, même imparfaite, vaut presque toujours mieux que naviguer uniquement à l’intuition.

2. Penser que l’on peut tout prévoir seul

L’investissement est relativement simple.

La planification de la retraite l’est beaucoup moins.

Fiscalité, ordre des retraits, pensions, immobilier, transmission, allocation d’actifs, inflation, espérance de vie, rendement futur… chaque décision influence les autres.

Cette complexité conduit souvent à une illusion dangereuse : croire que l’on voit l’ensemble du problème.

Or personne n’a suffisamment de recul sur sa propre situation.

Même les professionnels confrontent régulièrement leurs analyses entre eux.

Je ne pense pas qu’il soit indispensable de déléguer entièrement son patrimoine. En revanche, faire relire son plan par une personne compétente constitue souvent un excellent investissement.

L’idéal reste un professionnel rémunéré pour son conseil, et non pour la vente de produits financiers.

Pourquoi ?

Parce qu’un regard extérieur repère souvent des angles morts que l’on ne voit plus soi-même.

Un mauvais ordre de retrait entre plusieurs enveloppes fiscales peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur une retraite. Une allocation devenue trop risquée peut mettre en danger plusieurs années de dépenses. Une pension mal liquidée peut avoir des conséquences définitives.

Ces erreurs sont rarement spectaculaires.

Elles sont simplement coûteuses.

3. Continuer à investir comme si vous aviez encore trente ans devant vous

Pendant la phase d’accumulation, rechercher davantage de rendement est souvent une bonne décision.

À l’approche de la retraite, la logique évolue.

Cela ne signifie pas qu’il faut vendre toutes ses actions.

Cela signifie surtout que la question change.

Il ne s’agit plus uniquement de savoir combien votre portefeuille peut rapporter.

Il faut désormais se demander ce qu’il se passerait si les marchés perdaient 40 % l’année précédant votre départ.

C’est ce qu’on appelle le risque de séquence des rendements.

Deux investisseurs obtenant exactement le même rendement moyen sur vingt ans peuvent connaître des retraites très différentes selon le moment où surviennent les fortes baisses.

Une crise importante juste avant les premiers retraits peut fragiliser durablement un patrimoine.

À l’inverse, cette même crise quinze ans auparavant aura souvent été absorbée naturellement par les marchés.

C’est pourquoi la gestion du risque devient progressivement plus importante que la recherche du rendement maximal.

Le véritable objectif n’est plus de battre un indice.

Il est de préserver la capacité du patrimoine à financer plusieurs décennies de dépenses.

4. Partir à la retraite uniquement parce que le calendrier l’indique

Beaucoup de personnes raisonnent encore avec un âge précis.

62 ans.

64 ans.

65 ans.

Comme si la retraite commençait automatiquement ce jour-là.

Pourtant, l’âge légal n’est qu’un paramètre parmi beaucoup d’autres.

La vraie question est différente :

Avez-vous intérêt à arrêter de travailler maintenant ?

Parfois oui.

Parfois non.

Continuer quelques années supplémentaires peut produire un effet beaucoup plus important qu’on ne l’imagine.

Pendant cette période, plusieurs phénomènes se cumulent :

  • vous continuez d’épargner ;
  • votre patrimoine poursuit sa croissance ;
  • vous retardez les premiers retraits ;
  • vos pensions augmentent souvent ;
  • votre horizon de financement se raccourcit.

Ces effets se renforcent mutuellement.

Il n’est pas rare que quelques années de travail supplémentaires améliorent beaucoup plus le niveau de vie futur qu’une recherche acharnée de quelques points de rendement supplémentaires sur le portefeuille.

Bien entendu, cette réflexion n’a de sens que si votre santé, votre activité et vos envies le permettent.

La retraite n’est pas uniquement un problème financier.

Mais lorsque l’on apprécie encore son travail, ou que l’on peut réduire progressivement son activité, il est parfois plus pertinent de raisonner en termes de liberté qu’en termes d’âge.

La bonne date de départ n’est pas forcément la plus précoce.

C’est celle qui offre le meilleur équilibre entre qualité de vie aujourd’hui et sécurité financière pour les décennies à venir.

5. Laisser le passé décider de l’avenir de votre patrimoine

Il existe une erreur particulièrement humaine en investissement.

Nous avons beaucoup de mal à reconnaître qu’une décision passée était mauvaise.

Ce biais pousse certains investisseurs à conserver pendant des années des placements qui ne correspondent plus à leurs objectifs. Des fonds chargés en frais. Une assurance vie ouverte il y a vingt ans mais jamais remise en question. Des produits structurés devenus incompréhensibles. Des SCPI qui ne répondent plus au besoin initial. Ou simplement des lignes en portefeuille que l’on conserve parce qu’on espère « rentrer dans ses frais ».

Le problème n’est pas la perte passée.

Elle est déjà là.

Le vrai problème est que cette décision continue d’influencer les suivantes.

Chaque euro immobilisé dans un placement devenu inadapté est un euro qui ne travaille pas là où il serait aujourd’hui le plus utile.

Les économistes parlent de coût d’opportunité. C’est probablement l’un des coûts les moins visibles… mais aussi l’un des plus importants.

La bonne question n’est jamais :

« Ai-je déjà perdu de l’argent sur ce placement ?

La bonne question est :

« Si je disposais aujourd’hui de cette somme en espèces, est-ce que je rachèterais exactement ce même investissement ? »

Si la réponse est non, la décision est souvent plus simple qu’on ne l’imagine.

À quelques années de la retraite, votre portefeuille n’a plus vocation à défendre des décisions anciennes.

Il doit préparer les vingt ou trente prochaines années.

6. Continuer à financer un projet qui n’existe plus

Cette erreur est proche de la précédente, mais elle concerne davantage le patrimoine que les placements.

J’ai souvent rencontré des investisseurs qui détenaient encore un terrain acheté pour construire une résidence secondaire.

Ou un appartement conservé « au cas où ».

Ou une maison familiale devenue beaucoup trop grande.

Le projet était pourtant abandonné depuis longtemps.

Mais vendre revenait à reconnaître que les choses avaient changé.

Le patrimoine est parfois rempli de projets passés.

Or un actif immobilisé représente aussi un coût.

Un terrain qui ne sera jamais construit ne produit ni revenus, ni qualité de vie, ni diversification particulière.

Il immobilise simplement du capital.

Je ne dis évidemment pas qu’il faut vendre systématiquement.

Certains biens possèdent une valeur familiale ou patrimoniale qui dépasse leur seule rentabilité.

En revanche, il est utile de se poser une question que l’on oublie souvent :

Cet actif finance-t-il encore la vie que je souhaite avoir demain ?

Si ce n’est plus le cas, il est peut-être temps de réallouer ce capital vers des projets qui correspondent réellement à votre retraite.

L’objectif n’est pas de maximiser le rendement.

Il est d’aligner progressivement votre patrimoine avec votre vie future.

7. Confondre prudence et concentration

À l’approche de la retraite, beaucoup d’investisseurs veulent naturellement réduire le risque.

L’intention est excellente.

La manière de le faire l’est parfois beaucoup moins.

Je rencontre régulièrement des portefeuilles investis uniquement sur un indice mondial très concentré sur les grandes capitalisations américaines, ou exclusivement sur le S&P 500.

Le raisonnement paraît logique.

Ces entreprises sont solides.

Elles dominent leurs secteurs.

Elles ont souvent offert d’excellentes performances.

Mais la sécurité ne provient pas uniquement de la qualité des entreprises.

Elle provient aussi de la diversification.

L’histoire des marchés montre que les styles d’investissement alternent.

Il existe des périodes où les grandes entreprises dominent largement.

Puis d’autres où les petites capitalisations, les actions décotées (« value ») ou certaines zones géographiques reprennent le relais.

Personne ne sait quand ces rotations se produiront.

C’est précisément pour cette raison qu’il est dangereux de tout concentrer sur ce qui a le mieux fonctionné récemment.

Introduire une exposition raisonnable aux petites capitalisations, aux actions value ou à d’autres segments du marché n’a pas pour objectif de rechercher une performance spectaculaire.

Il s’agit surtout d’éviter qu’une seule partie du marché ne détermine entièrement le destin de votre retraite.

Autrement dit, la diversification n’est pas seulement un outil de performance.

C’est aussi une forme d’assurance contre notre incapacité à prévoir quel segment dominera les dix prochaines années.

8. Attendre la retraite pour découvrir votre véritable tolérance au risque

Pendant les longues années d’épargne, les fluctuations du portefeuille restent relativement abstraites.

Une baisse de 30 % est désagréable.

Mais tant que vous continuez d’investir chaque mois, elle peut même devenir une opportunité.

La situation change complètement une fois les retraits commencés.

À partir de ce moment-là, chaque baisse du portefeuille est vécue différemment.

Vous ne regardez plus seulement votre patrimoine diminuer.

Vous voyez aussi les revenus dont vous dépendrez pendant les prochaines années.

C’est pourquoi beaucoup d’investisseurs découvrent leur véritable tolérance au risque… beaucoup trop tard.

Ils pensaient pouvoir supporter un portefeuille composé à 100 % d’actions.

Jusqu’au jour où une crise éclate quelques mois avant leur départ à la retraite.

L’objectif n’est évidemment pas de sortir totalement des marchés.

L’inflation continuera d’éroder le pouvoir d’achat pendant toute la retraite. Les actions conservent donc une place essentielle dans un portefeuille de long terme.

En revanche, introduire progressivement des actifs moins volatils — obligations de qualité, fonds monétaires selon l’environnement de taux, voire une poche de liquidités destinée aux premières années de retraits — peut considérablement améliorer la résilience d’un patrimoine.

Cette poche défensive ne sert pas à améliorer les performances.

Elle sert à éviter d’être contraint de vendre des actions après une forte baisse simplement pour financer ses dépenses courantes.

C’est une nuance importante.

Le rôle des actifs défensifs n’est pas de battre les marchés.

Leur rôle est de vous permettre de laisser le temps aux marchés de faire leur travail.

Au fond, la retraite marque un changement de logique.

Pendant la phase d’épargne, le risque principal est souvent de ne pas investir suffisamment.

Pendant la phase de consommation du patrimoine, le risque devient davantage celui d’être obligé de vendre au mauvais moment.

Cette différence paraît subtile.

Elle change pourtant complètement la manière de construire un portefeuille.

9. Vouloir préserver son niveau de vie… avant même d’avoir sécurisé sa retraite

Il est difficile de changer ses habitudes de consommation.

C’est d’ailleurs parfaitement normal.

Lorsqu’un revenu est confortable depuis plusieurs années, il devient progressivement la nouvelle norme. Les dépenses suivent le même chemin. Une voiture un peu plus haut de gamme. Une résidence secondaire. Des voyages plus fréquents. Des aides financières aux enfants. Des loisirs qui prennent de plus en plus de place.

Pris individuellement, aucun de ces choix n’est forcément excessif.

Le problème apparaît lorsqu’ils réduisent fortement la marge de sécurité au moment où les revenus vont devenir beaucoup moins flexibles.

J’observe souvent un paradoxe.

Des investisseurs s’inquiètent de savoir si leur patrimoine suffira à financer leur retraite… tout en continuant à vivre comme si cette question était déjà réglée.

Ils cherchent à optimiser leur portefeuille au dixième de point de rendement près, mais ne remettent jamais en question leur niveau de dépenses.

Pourtant, à cinq ou dix ans de la retraite, une baisse temporaire du train de vie produit souvent davantage d’effets qu’une recherche de rendement supplémentaire.

Pourquoi ?

Parce qu’elle agit sur deux leviers simultanément.

Le premier est évident : dépenser moins permet d’épargner davantage.

Le second est beaucoup plus intéressant.

Vous testez votre futur mode de vie avant qu’il ne devienne définitif.

Cette période constitue une sorte de répétition générale.

Si vous découvrez qu’il est relativement facile de vivre avec quelques centaines d’euros de moins chaque mois, votre besoin de capital diminue mécaniquement.

À l’inverse, si chaque réduction de dépenses paraît insupportable aujourd’hui, il est peu probable qu’elle devienne plus agréable une fois à la retraite.

Cela ne signifie évidemment pas qu’il faille vivre dans la privation pendant dix ans.

L’objectif est simplement de distinguer ce qui améliore réellement votre qualité de vie de ce qui relève davantage de l’habitude ou du confort devenu automatique.

Les années qui précèdent la retraite sont probablement les plus intéressantes pour faire cet exercice.

Chaque euro que vous choisissez de ne pas dépenser travaille ensuite deux fois.

Une première fois parce qu’il reste investi.

Une seconde fois parce qu’il réduit le niveau de revenu que votre patrimoine devra produire pendant parfois trente années.

Cette double conséquence est souvent sous-estimée.

10. Construire tout son plan sur des rendements optimistes

La plupart des projections financières commencent de la même manière.

On ouvre un simulateur.

On saisit son capital.

Ses versements.

Puis on choisit un rendement annuel.

7 %.

8 %.

Parfois davantage.

Quelques secondes plus tard, un capital futur apparaît.

Le problème n’est pas le calcul.

Le problème est que l’on finit presque toujours par considérer ce résultat comme probable.

Or les marchés ne connaissent pas les moyennes historiques.

Ils produisent uniquement des années individuelles, très bonnes ou très mauvaises.

Deux investisseurs qui espèrent partir à la retraite en 2035 peuvent vivre des expériences radicalement différentes selon les dix années qui précèdent cette date.

L’un bénéficiera d’un marché exceptionnel.

L’autre traversera une décennie médiocre.

Ils auront pourtant construit exactement le même plan.

C’est pourquoi j’ai tendance à préférer les hypothèses prudentes.

Non pas parce que je pense que les marchés offriront forcément de moins bonnes performances à l’avenir.

Personne ne le sait.

Mais parce qu’un plan robuste doit rester viable même si les marchés sont simplement… décevants.

Personnellement, je préfère généralement construire les projections avec des hypothèses de rendement légèrement inférieures aux moyennes historiques.

Cela oblige parfois à épargner davantage.

À retarder légèrement son départ.

Ou à prévoir des retraits un peu plus faibles.

Sur le moment, ce n’est jamais très agréable.

En revanche, si les marchés font effectivement moins bien que par le passé, le plan continue de tenir.

Et s’ils font mieux, la bonne surprise viendra améliorer votre retraite plutôt que sauver votre plan.

Cette manière de raisonner peut paraître pessimiste.

Je la considère plutôt comme une forme d’optimisme prudent.

Un portefeuille n’a pas besoin d’être construit pour le meilleur des mondes.

Il doit fonctionner dans un monde imparfait.

Eviter les erreurs : la retraite ne se joue pas le jour du départ

On présente souvent la retraite comme une date.

En réalité, c’est un processus.

Elle commence bien avant le dernier jour de travail.

Chaque décision prise dix ans auparavant influence la suivante : le niveau de risque accepté, les dépenses engagées, la manière de diversifier son patrimoine, le réalisme des hypothèses retenues ou encore la capacité à remettre en question certaines décisions passées.

C’est pourquoi les erreurs les plus coûteuses ne sont généralement pas des erreurs de placement.

Ce sont des erreurs de raisonnement.

On cherche quelques points de performance alors que le véritable enjeu est la solidité du plan.

On tente d’anticiper les marchés alors qu’il serait souvent plus utile d’anticiper ses propres besoins.

On passe beaucoup de temps à choisir les meilleurs investissements et beaucoup moins à réfléchir au rôle que chacun devra jouer une fois la retraite commencée.

Au fond, réussir sa retraite ne consiste pas à mourir avec le patrimoine le plus élevé possible.

Cela consiste à disposer d’un patrimoine suffisamment robuste pour vous offrir quelque chose de bien plus précieux : la liberté de vivre sans avoir à vous demander, chaque année, si votre argent tiendra jusqu’à la suivante.

C’est cette tranquillité qui constitue, à mes yeux, la véritable performance d’un patrimoine.