
La réussite en matière d’investissement n’a rien de mystérieux, et elle dépend largement de vous — à condition de prendre les bonnes décisions et de les mettre en œuvre sérieusement.
Voici, selon moi, les 10 décisions d’investissement les plus importantes que vous prendrez au cours de votre vie et qui peuvent transformer votre avenir financier.
1. Quelle part de vos revenus allez-vous épargner ?
Toutes choses égales par ailleurs, c’est l’une des décisions qui aura le plus grand impact sur votre avenir financier. Elle comporte deux aspects :
- Si vous êtes en phase d’accumulation (typiquement entre 25 et 55 ans), essayez d’augmenter votre épargne de 1 % de vos revenus. À court terme, cet effort est souvent indolore. À long terme, il peut tout changer.
- En estimant vos besoins pour la retraite, ne vous contentez pas d’épargner juste ce qu’il faut. Essayez d’épargner plus que nécessaire : cela vous offrira ce que j’appelle le luxe ultime à la retraite — la liberté de choix.
2. Quand commencerez-vous à épargner pour votre retraite ?
Pour l’investisseur à long terme, le temps est la ressource la plus précieuse. Une fois perdu, il ne se récupère pas.
Il est peut-être trop tard pour vous lancer très tôt, mais vous pouvez toujours agir en aidant un enfant ou petit-enfant à démarrer son épargne via un Plan d’Épargne Retraite (PER) ou un Plan d’Épargne en Actions (PEA Jeune), par exemple.
3. Quelle sera la répartition de votre portefeuille entre actions et obligations ?
Les actions offrent du rendement à long terme. Les obligations, elles, protègent lors des phases de turbulence. La question est donc : Quel niveau de risque êtes-vous prêt à assumer ?
Trop d’actions peuvent créer des sueurs froides en période de crise. Trop peu, et vous risquez de voir votre épargne s’éroder face à l’inflation.
4. À quel point allez-vous diversifier vos placements ?
Que les actions représentent 20 % ou 100 % de votre portefeuille, leur composition est cruciale.
Beaucoup d’épargnants français investissent uniquement dans des entreprises du CAC 40 ou des fonds euro. Or, il existe un monde d’opportunités : actions internationales, petites capitalisations, marchés émergents, foncières cotées (SIIC), etc.
Une bonne diversification peut lisser les risques tout en améliorant les performances.
5. Quels types de supports allez-vous utiliser ?
Sur les marchés français et européens, vous trouverez :
- Des fonds classiques (souvent à frais d’entrée élevés),
- Des fonds indiciels cotés (ETF),
- Des fonds à gestion active,
- Des fonds profilés dans l’assurance vie,
- Des PER à gestion pilotée, etc.
Pour la majorité des épargnants, les ETF (notamment via un PEA ou une assurance vie en gestion passive) sont des solutions efficaces : frais faibles, bonne diversification, gestion simple.
6. Accepterez-vous les rendements du marché ou chercherez-vous à les battre ?
Chercher à battre le marché est un passe-temps coûteux. Il nourrit les courtiers et les gérants, rarement les investisseurs particuliers.
En acceptant les rendements moyens du marché via une approche passive (ETF, fonds indiciels), vous réduisez vos frais, votre stress et vos erreurs. Et paradoxalement, vous avez de grandes chances de finir au-dessus de la moyenne.
7. Aurez-vous un plan réfléchi pour vos retraits à la retraite ?
Sortir de l’argent de son épargne est facile. Bien le faire est un art.
Sans stratégie, vous pouvez :
- Retirer trop et épuiser votre capital,
- Être trop prudent et ne pas profiter de vos meilleures années.
En France, le système par répartition vient en soutien, mais ne suffit souvent pas. Il faut planifier vos retraits du PER, de l’assurance vie, du PEA ou de votre épargne libre intelligemment.
8. Resterez-vous investi ou tenterez-vous d’anticiper les marchés ?
La plupart des études montrent que les investisseurs qui essaient de timer le marché (acheter au plus bas et vendre au plus haut) échouent.
Restez investi, automatisez vos versements programmés (par exemple via une assurance vie), et oubliez les soubresauts de court terme. C’est la régularité, pas la prédiction, qui construit les patrimoines.
9. À qui allez-vous faire confiance ?
Trois options s’offrent à vous :
- Les conseillers traditionnels, souvent rémunérés par commission et soumis aux conflits d’intérêt.
- Vos proches, dont les avis sont rarement fondés sur des preuves solides.
- La recherche académique, qui analyse froidement ce qui fonctionne dans le temps.
- Les conseiller indépendant, qui prennent uniquement en compte les intérêts de leurs clients.
Je recommande fortement de vous appuyer sur les travaux académiques et la pédagogie financière indépendante, ou de faire appel à un cabinet indépendant comme Alti Patrimoine.
10. Seriez-vous prêt à faire un choix audacieux pour potentiellement doubler vos rendements à long terme ?
Si je recommençais, voici une stratégie que je considérerais :
- Investir 75 % dans un PER ou une assurance vie en gestion libre avec horizon long terme (20 à 40 ans).
- Placer 25 % dans un ETF orienté sur les petites capitalisations de valeur, via un PEA ou un compte-titres.
Ce n’est pas une recette miracle, mais c’est une combinaison qui maximise les chances d’une performance supérieure à long terme, tout en restant relativement raisonnable en termes de risque.
Vous n’avez pas à prendre toutes ces décisions immédiatement, mais plus tôt vous les aborderez, plus elles impacteront positivement votre avenir financier.
Prenez le temps de vous former, de vous organiser, et d’agir. L’investissement bien pensé est souvent plus rentable que le meilleur des salaires.