Comment avoir beaucoup d’argent à la retraite

Comment avoir beaucoup d'argent à la retraite

La plupart des futurs retraités se posent une mauvaise question.

Ils cherchent le taux de retrait idéal. Peut-on retirer 4 % ? 5 % ? Faut-il être plus prudent ? Plus offensif ?

Ces questions sont légitimes, mais elles arrivent trop tard. Elles supposent déjà que le patrimoine est constitué.

En réalité, la variable qui change le plus votre retraite n’est pas le taux de retrait. C’est la marge de sécurité avec laquelle vous arrivez au moment où vous cessez de travailler.

Deux retraités peuvent disposer exactement du même portefeuille, investir de la même manière et obtenir les mêmes rendements. Pourtant, l’un vivra sa retraite avec sérénité tandis que l’autre passera son temps à regarder les marchés financiers.

La différence ne vient pas de la qualité des placements.

Elle vient du fait que l’un a davantage de patrimoine que ce dont il a réellement besoin.

La règle des 4 % est un point de départ, pas une destination

Depuis plus de trente ans, la fameuse règle des 4 % sert de référence.

Son principe est simple : retirer environ 4 % de son portefeuille la première année de retraite, puis augmenter ce montant chaque année du niveau de l’inflation.

Historiquement, cette approche a permis à un grand nombre de retraités américains de traverser des périodes très différentes sans épuiser leur capital.

Mais cette règle est souvent mal comprise.

Elle ne promet pas qu’un retrait de 4 % fonctionnera toujours.

Elle indique seulement qu’il a souvent fonctionné dans des conditions historiques précises : une allocation d’actifs donnée, une durée de retraite donnée et un marché américain particulièrement documenté.

Autrement dit, elle constitue un excellent point de départ pour construire une stratégie, mais certainement pas une vérité universelle.

D’ailleurs, les travaux publiés ces dernières années montrent que la flexibilité compte souvent davantage que le chiffre lui-même.

Le véritable risque n’est pas une mauvaise moyenne

Lorsque l’on prépare sa retraite, on raisonne souvent en rendement annuel moyen.

C’est une erreur.

Deux portefeuilles affichant exactement 8 % de rendement annuel moyen peuvent produire des résultats totalement différents si les mauvaises années arrivent au début ou à la fin de la retraite.

C’est ce que l’on appelle le risque de séquence des rendements.

Un marché baissier important durant les premières années oblige à vendre davantage de parts lorsque leur valeur est faible. Le portefeuille devient alors plus difficile à reconstituer, même si les marchés repartent ensuite.

À l’inverse, quelques bonnes années au début de la retraite créent une réserve qui amortira plus facilement les crises futures.

Cette réalité change complètement la manière d’aborder les retraits.

L’objectif n’est plus d’extraire chaque année exactement le même montant.

L’objectif est d’éviter d’affaiblir durablement le portefeuille lorsque les marchés traversent une mauvaise période.

Plus de patrimoine offre davantage de liberté

Imaginons deux investisseurs. Tous deux souhaitent disposer de 40 000 € la première année de retraite.

Le premier possède un patrimoine de 1 million d’euros. Le second dispose de 1,4 million.

Le premier devra probablement surveiller davantage ses retraits. Le second pourra accepter une baisse temporaire de ses revenus sans remettre en cause son niveau de vie.

Mieux encore : lors des années favorables, il pourra augmenter naturellement ses dépenses sans craindre d’épuiser son capital.

Cette différence paraît anodine. Elle change pourtant profondément la psychologie de la retraite.

Celui qui dispose d’une marge de sécurité importante prend moins de décisions sous la contrainte. Et en investissement, les décisions prises sous la contrainte sont rarement les meilleures.

Les retraits peuvent eux aussi devenir flexibles

Beaucoup d’investisseurs imaginent la retraite comme un salaire.

Chaque année, ils souhaitent percevoir exactement la même somme.

Dans la pratique, ce n’est pas toujours nécessaire.

Les dépenses évoluent. Les voyages, les loisirs ou les projets familiaux représentent souvent une part importante des premières années de retraite.

À mesure que l’âge avance, certaines dépenses diminuent naturellement, même si d’autres — notamment liées à la santé — peuvent augmenter.

Cette évolution permet parfois d’adopter une stratégie de retraits plus souple.

Lorsque les marchés sont favorables, on peut profiter d’une partie de la hausse.

Lorsque les marchés traversent une crise, accepter quelques années de dépenses légèrement réduites peut considérablement améliorer la pérennité du portefeuille.

Cette flexibilité vaut souvent bien davantage que quelques dixièmes de point de rendement supplémentaire.

Faut-il travailler quelques années de plus ?

Cette idée n’est généralement pas très populaire.

Pourtant, elle mérite d’être posée.

Reporter son départ à la retraite de deux ou trois ans produit souvent un effet spectaculaire.

Pendant ces années supplémentaires :

  • le patrimoine continue de produire des rendements ;
  • de nouvelles sommes sont encore investies ;
  • la durée future de la retraite diminue ;
  • les pensions augmentent parfois ;
  • le portefeuille est moins sollicité.

Autrement dit, quelques années de travail supplémentaires peuvent parfois améliorer davantage une retraite que plusieurs années passées à chercher le placement parfait.

Évidemment, cette solution n’est pas toujours possible ni souhaitable.

Mais elle illustre une idée importante : les décisions les plus efficaces ne sont pas toujours celles auxquelles on pense en premier.

La tranquillité d’esprit a aussi une valeur

Il existe un bénéfice dont on parle peu : la sérénité.

Lorsque votre patrimoine couvre largement vos besoins, votre rapport à l’argent change :

  • Vous consultez moins souvent les marchés.
  • Vous acceptez plus facilement les baisses.
  • Vous ressentez moins le besoin d’optimiser chaque décision.

Cette tranquillité n’apparaît dans aucun tableau Excel. Pourtant, elle fait probablement partie des meilleurs rendements qu’un patrimoine puisse produire.

À l’inverse, un portefeuille parfaitement calibré, mais sans aucune marge, oblige souvent à vivre dans l’incertitude permanente.

Et une retraite passée à s’inquiéter de manquer d’argent n’est probablement pas la retraite que l’on cherchait à financer.

La véritable richesse est la capacité d’adaptation

On cherche souvent la stratégie parfaite. Elle n’existe probablement pas :

  • Les marchés évolueront.
  • La fiscalité changera.
  • L’inflation surprendra parfois.
  • Vos dépenses ne seront pas exactement celles que vous aviez imaginées vingt ans plus tôt.

La meilleure stratégie consiste donc moins à prévoir parfaitement l’avenir qu’à construire suffisamment de flexibilité pour absorber l’imprévu.

Cette flexibilité peut prendre plusieurs formes : un patrimoine plus important que le strict minimum, des retraits adaptables, plusieurs sources de revenus, ou encore une allocation suffisamment diversifiée pour traverser différents environnements économiques.

Au fond, avoir beaucoup d’argent à la retraite ne signifie pas nécessairement disposer du patrimoine le plus élevé.

Cela signifie surtout ne plus être obligé de prendre de mauvaises décisions parce que l’on manque de marge.

Une marge suffisante, c’est précisément ce que nous cherchons à vous assurer chez Alti Patrimoine, afn que vous avez beaucoup, ou du moins suffisemment d’argent à la retraite.